Carrefour de l’Air 2017

Enfin les cieux étaient cléments avec le Musée de l’Air en ce 7e Carrefour de l’Air.

Que ce soit en 2014, en 2015, en 2016 ou les années précédentes, la météo était toujours désastreuse.

 

Mais commençons par les conférences du vendredi 31 mars, qui traditionnellement lancent ce premier évènement annuel du Musée.

Le général Vitry

 

Gilles Aubagnac

A 9h30 précise, le général Vitry ouvre officiellement cette journée en tant que directeur du Musée.

Après ce mot d’accueil, le chef du service des collections du Musée Gilles Aubagnac présente le thème général : « Présenter au public des collections techniques et/ou industrielles ».

 

 

 

 

 

C’est tout d’abord Christelle Laurent-Rogowski, administrateur des monuments nationaux, qui pose la question de la restitution des décors entre collections et objets usuels au château d’Azay-le-Rideau. Ce château fortement modifié au fil du temps était vide et le choix de l’aménager était des plus difficiles.

 

 

 

Ensuite Sylvie Leluc, conservateur au musée de l’Armée chargé de l’artillerie, en présentant les petits modèles d’artillerie de son musée soulève le problème d’exposition muséographique d’une collection technique quelle a bien mise en valeur.

 

 

 

 

Prenant la place, Céline Nadal, conservateur du muséum de Troyes et du musée de la Bonneterie expose la mise en valeur et en espace des collections techniques liées à l’industrie textile dans un grand projet d’agrandissement.

 

 

 

Dernier participant Ludovic Smagghe, architecte-scénographe évoque les difficultés de l’exposition et de la protection des collections techniques et industrielles, quelques fois contradictoires. Il n’est pas un inconnu au Musée de l’Air puisque c’est son cabinet qui a réalisé en 2009 la scénographie du hall Première Guerre Mondiale de la Grande Galerie ; « Les As de 14/18 », qui n’est plus visitable actuellement, et également celle du hall de la Cocarde en 2015.

 

 

Pour clore la matinée, une table ronde menée Gilles Aubagnac, permettait à chacun d’interpeller les participants.

 

 

 

L’après-midi était tournée vers l’aéronautique en particulier les façons de présenter les collections. Toujours sous la houlette de Gilles Aubagnac, qui n’hésitait pas à rappeler les temps de paroles aux intervenants, c’est Christian Tilatti, conservateur en chef du Musée de l’Air, qui ouvre le bal. Il expose les futures expositions éventuelles dans la Grande Galerie et les dispositifs de médiation culturelle. Rien n’est encore figé mais ça prouve l’énorme travail amorcé pour cette grande rénovation.

Puis c’est le chef de bataillon Xavier Ménager, conservateur du musée de l’ALAT et de l’hélicoptère de Dax, qui parle des difficultés de son musée dans des anciens bâtiments pour présenter les différents aéronefs et souvenirs. Il souligne l’apport important des bénévoles regroupés au sein de l’Association des Amis du Musée de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (AAMALAT) ; des confrères.

Un grand projet est dévoilé par Clémentine Busser : la Piste des Géants à Toulouse. Ce sera un site culturel autour de la piste de Montaudran, berceau aéronautique des lignes Latécoère et de l’Aéropostale. Autour des anciens bâtiments un espace accueillera une exposition permanente sur l’aventure des pionniers et la découverte de l’histoire du site. Le long de la piste des paysages mettront en scène les ambiances des continents traversés par la célèbre Aéropostale. Vaste programme.

Toujours à Toulouse, décidément capitale aéronautique, le musée Aéroscopia dont Fabienne Péris est responsable des collections muséales. Exploité par un partenariat entre un prestataire privé, MANATOUR, des institutionnels et surtout le groupe AIRBUS, il est ouvert depuis 2015 et rencontre un grand succès. Les Ailes Anciennes toulousaines sont très impliquées dans ce musée en y exposant plusieurs de leurs appareils.

Dominique Beaufrère, directeur du musée SAFRAN à Melun-Villaroche montre l’exposition réalisée principalement au départ par des bénévoles et dont maintenant la société profite pleinement. Le Musée de l’Air a, en 1985, signé une convention avec le musée SNECMA (à cette époque) favorisant les deux parties. Deux moteurs restaurés, un pour le Musée de l’Air, un pour le musée SNECMA. Le Musée de l’Air a continué son aide en détachant Cécilia Angot pour la mise en place de la dernière partie consacrée à l’espace au musée SAFRAN.

Dernier intervenant, avec une énergie qu’on retrouve rarement, Alain Bes président du Musée Européen de l’Aviation de Chasse à Montélimar. Il en a pris les rênes et a continué à le développer sans avoir les contraintes et tracasseries que d’autres musées peuvent avoir.

Véritable moment de fraîcheur. Notons qu’en plus il est le pilote du Bronco qui se produit en vol.

 

 

La fin de l’après-midi se termina également avec un jeu de questions réponses des plus  passionnants.

 

 

 

 

Le samedi fut plus calme que les années précédentes. Il faut dire que le meeting était prévu pour le dimanche. C’est la deuxième fois qu’une présentation aérienne a lieu et l’année dernière ce fut le samedi. De plus les avions ne pouvaient être ni approchés ni même vus, car le parking Tango devant l’aérogare est inaccessible de part les travaux et l’A380. Pour couronner le tout, les chalets pour le salon de juin sont en cours de montage empêchant l’accès au parking du hall Concorde et même de bien voir la piste 03-21 utilisée lors de ces occasions.

 

Dès 9h30 quatre bénévoles de l’AAMA ont retroussé leurs manches et avec ardeur ont transporté le matériel complet pour notre stand. L’emplacement était idéal, juste à l’entrée du hall Concorde, donc visible dès l’arrivée des visiteurs. Rapidement revues Pégase, livres et posters étaient mis en évidence et nos membres avaient revêtu les gilets rouges.

Installation du stand

Quelques bénévoles et guides à notre stand le samedi

Le repas des exposants

 

 

Le midi, à tour de rôle, nos compères ont déjeuné sur la mezzanine dans le hall de l’Entre-deux-guerres, avec tous les exposants. Moment opportun pour nouer de nouvelles relations.

 

 

 

 

Relations étendues tous le long de ce week-end où chaque association rendait visite aux autres. Souvent nous retrouvons nos propres membres dans d’autres groupements.

 

Le samedi soir, traditionnellement, un cocktail est offert aux exposants. Ils se sont donc réunis après la fermeture du Musée aimablement accueillis par les assistantes du service marketing. Le directeur du Musée, le général Gérard Vitry, a fait un joli discours de remerciement et annonçant un dimanche radieux promettait un meeting réussi pour le lendemain.

Le général Gérard Vitry, directeur du Musée de l’Air

Avec un blouson bleu, Philippe Chetail, puis à droite Jacques Aboulin, les deux de France Spectacle Aérien, René Protois de Normandie-Niemen et AAMA, Céciliat Angot et Catherine Maunoury

Vue générale du pot

Les hôtesses du marketing

Dimanche. Enfin le soleil était présent pour le vol des avions. Six ans de suite où le ciel gris, pluvieux et le froid gâchaient l’évènement.

 

Le briefing des pilotes

 

 

A 11h pile débuta le briefing pour les pilotes par le directeur des vols Jacques Aboulin ancien directeur de Saint-Yan. Point météo, instruction pour l’espace de vol et surtout les restrictions liées à l’emplacement du Bourget : L’aéroport Roissy- Charles de Gaulle ; la ville de Dugny… Pas simple. Et bon vol à tous !

 

 

 

 

La foule est bien venue

 

 

L’après-midi n’avait pas encore commencé que la file d’attente s’allongeait terriblement devant les portes du Musée de l’Air.

 

 

 

 

Réglé comme une horloge suisse le meeting commença à l’heure prévue. Une nouvelle fois c’est Bernard Chabbert l’indétrônable présentateur de meeting qui a assuré les commentaires pendant les deux heures du spectacle aérien. Remarquons que c’est Catherine Maunoury, ancienne directrice du Musée de l’Air, qui a clôturé le spectacle avec une belle prestation sur son Extra 300.

Au micro Bernard Chabbert à côté du général Vitry

On aperçoit le Bronco en vol devant les nombreux spectateurs

C’est plaisant de voir autant de monde au Musée de l’Air

Fin des vols. Catherine Maunoury en discussion avec Gérard Vitry et Laurent Rabier

Certes il n’y avait pas de patrouille, ni d’avion militaire ou civil moderne, mais malgré le volume de vol restreint et les bâtiments empêchant de visualiser ou photographier correctement les décollages et atterrissages, près de 3000 visiteurs sont venus. Beau succès.

 

Certainement qu’ils sont tous passés dans le hall Concorde, car à partir de 16h nos volontaires à notre stand ont fait beaucoup de ventes et quelques adhésions. Bienvenus à ces nouveaux membres.

Un peu d’aide et tout est rangé dans notre réserve

 

 

 

Toute bonne compagnie à une fin et lorsque les haut-parleurs ont annoncé la fermeture proche du Musée, le stand a été rapidement démonté, le matériel rangé et nos bénévoles ont tout ramené dans notre réserve à deux pas de l’entrée du Musée de l’Air aidé en plus par quelques membres qui passaient par là.

 

 

 

Ce fut un excellent week-end, nos 11 adhérents ont tenu remarquablement notre stand, nous avons eu tout le loisir de nous faire connaître et en plus il faisait beau.

Merci à tous les Amis du Musée de l’Air qui sont venus nous donner un coup de main ou juste passer nous saluer.

A l’année prochaine !

Frédéric Buczko, Alain Rolland (AAMA)

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D’autres volontaires le dimanche

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