Conseil d’administration et Bureau de l’AAMA juin 2019

 

Le salon du Bourget est proche et loin à la fois, et déjà un Conseil d’administration de notre association s’est réuni. C’est le troisième de l’année après ceux d’avril et janvier.

 

Le Conseil se réjouit de nos participations, au SIAE et à la Nuit des musées, qui ont eu beaucoup de succès et où notre association a été d’une aide précieuse au Musée de l’Air.

 

Notre trésorier Pierre Gain, indique que notre stand a engrangé un peu moins qu’il y a deux ans où nous venions de mettre en vente nos polos, casquettes et porte-clefs, mais l’utilisation de notre terminal de paiement s’est révélé être une réussite. Notre président Alain Rolland rajoute que les équipes du Musée ont été très réactives à nos demandes. Nous les remercions vivement pour ces réponses utiles, aussi bien à nos animateurs qu’au Musée lui-même.

A la rentrée nous devrions signer la convention de partenariat annuelle, qui tisse les liens entre le Musée et l’AAMA, tandis que nos futurs locaux vont prendre du retard, le temps que tous les départements du Musée soient définitivement installés, libérant ainsi nos bureaux alloués. Depuis 2016, qu’il y a des travaux, nous avons hâte de pouvoir, enfin, avoir un fonctionnement correct pour notre secrétariat.

Le président de l’AAMA, Alain Rolland, a assisté au Conseil d’administration du Musée de l’Air, en mai dernier. Les orientations prises depuis plusieurs années, les différents mécénats, la nouvelle organisation mise en place et surtout l’arrivée du métro en 2024 sont très prometteurs pour l’avenir. Le Contrat d’Objectifs et Performance (COP), signé lors du salon, prévoit un développement ambitieux pour 2024 avec la conquête de nouveaux publics et l’ouverture du Musée vers la ville pour devenir un acteur de premier rang dans le Grand Paris. La mise en œuvre du schéma directeur des réserves, avec une mutualisation en partenariat avec le musée de la Marine, qui a été signée lors du salon. Une programmation événementielle ambitieuse sera enclenchée. Notez déjà celle signée au salon, sur Antoine de Saint-Exupéry.

Le Conseil du Musée a salué la qualité du travail fourni par la direction, et l’AAMA a reçu les remerciements pour notre contribution à la réussite des dernières manifestations : les 50 ans du premier vol Concorde et la Nuit des musées. Le cap est enthousiasmant et en 2024 le Musée de l’Air offrira un nouveau visage et une nouvelle offre, qui devrait attirer de plus en plus de visiteurs. Notre association peut être fière de participer à ce projet.

Notre trésorier adjoint Philippe Vauvillier, qui s’occupe de nos participations à des meetings, annonce que nous étudions notre venue au meeting Air Legend les 7 & 8 septembre à Melun-Villaroche. Il a même rencontré les organisateurs lors du salon.

Le groupe de l’AAMA à la visite de Dassault Falcon Service

 

Notre vice-président Jean-François Louis, en charge de nos visites privatives AAMA, fait le point sur la visite exceptionnelle de Dassault Falcon Service, sur l’aéroport du Bourget, en juin, qui a suscité un vif enthousiasme des participants.

Nous remercions notre Ami et administrateur, Michel Bertin, ancien de Dassault, qui a pu nous permettre cette opportunité. Signalons le formidable accueil, que le directeur Pierre-Etienne Aubin (en haut à gauche sur la photo) a réservé à nos Amis. Grand merci !

Pour des raisons évidentes de confidentialité, les photos étaient interdites mais pas les souvenirs.

C’est Jean-François Louis en personne qui nous relate cette découverte exclusive.

Ce mardi 11 juin à 14h, 26 membres de l’AAMA se retrouvent devant l’entrée de Dassault Falcon Service au nord de l’aéroport du Bourget.

Après un pointage rigoureux (seul un membre manque à l’appel), notre hôte Pierre-Etienne Aubin, directeur général de l’entreprise, vient à notre rencontre et nous invite à le suivre dans la salle d’accueil client, où café, jus de fruit, et viennoiseries nous attendent. On sait recevoir dans cette maison !

Après une présentation de l’entreprise par son patron, nous partons vers la salle d’embarquement (car DFS est aussi une compagnie aérienne), d’où les heureux voyageurs accèdent directement à leur Falcon. Puis nous passons dans le salon d’attente où tout est pensé pour faire patienter le voyageur : fauteuils profonds ; breuvages variés ; salons privés avec douche ; salle de relaxation  et divers autres services haut de gamme, qui font partie de la panoplie. Ici tout n’est que luxe, calme, et volupté !

Pierre-Etienne Aubin nous présente maintenant la gamme Falcon, avec son historique, avant de décrire en détail l’activité assistance en escale et maintenance de DFS, puis de nous guider vers les ateliers. Nous passons d’abord par le local de stockage des pièces détachées, où la logistique de cette activité nous est expliquée, avant de se rendre vers les ateliers proprement dits. Dans un premier bâtiment, diverses machines sont en révision, dont l’une en grande visite, ou bien en cours de reconditionnement pour être revendues. Nous avons la possibilité de monter par groupe de quatre, dans un avion en fin de rénovation, pour visiter le cockpit, ainsi que l’habitacle, cuir beige, bois précieux, fauteuils dont l’ergonomie est bien éloignée de ceux de la classe éco…Bref  l’occasion de se projeter quelques instants dans la vie d’un VIP++ !

En continuant la visite, nous passons juste à côté d’un avion visiblement stocké sur le tarmac, recouvert de protections thermiques. DFS conserve ainsi quelques machines appartenant à des pays sous embargo, ou à des clients subitement… ruinés ! Voleront-ils de nouveau un jour ?

Nous arrivons maintenant dans un autre bâtiment, en forme de double pétale, où les avions en maintenance sont nombreux. On peut les approcher de très près et contempler les organes mécaniques démontés, à condition bien sûr de demeurer dans les limites de la zone de sécurité.

Un avion dont la maintenance vient de se terminer est à ce moment sorti du hangar à quelques mètres de notre groupe, puis tracté sur le tarmac, calé, et ses moteurs sont mis en route pour des tests en point fixe. Bien évidemment nous nous délectons du spectacle, avant de rejoindre un dernier bâtiment car la pluie commence à tomber.

Là, Pierre-Etienne Aubin se prête au jeu des questions/réponse du groupe, qui sont nombreuses et variées, avant que nous nous séparions sous une pluie devenue diluvienne !

Il est 17h, et nous n’avons pas vu le temps passer !

Merci à Pierre-Etienne Aubin de nous avoir consacré de son temps, et à Michel Bertin, membre du Conseil d’administration de l’AAMA et ancien dirigeant de DFS, pour son coup de pouce décisif dans l’organisation de cette visite.

 

 

Charles et Dominique en cours à l’UPEC

 

 

Une opportunité de deux volontaires-guides et membres du Conseil de l’AAMA, Dominique Abadie et Charles Pigaillem a été présentée.

Dominique Abadie résume.

 

 

 

Au premier trimestre 2019, nous avons animé un cours intitulé « L’aventure aéronautique » à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC).

Ce cours s’inscrivait dans le cadre d’un partenariat entre l’Université Inter-Âges du Val-de-Marne (UIA 94), dont nous sommes membres, et l’UPEC. Le cours était proposé comme « Option transversale » aux étudiants en première année de licence à l’UPEC. L’objectif était de sensibiliser ces étudiants, dont le domaine principal d’étude n’est pas forcément scientifique, à l’importance du secteur aéronautique en France et dans le monde et d’éveiller leur curiosité et leur envie d’en apprendre plus par eux-mêmes.

C’est ainsi que 45 étudiants, de spécialités diverses allant du droit à la biologie, découvrirent plusieurs aspects de l’aéronautique : notions techniques de base ; économie des transports aériens ; rudiments d’histoire de l’aéronautique ; place des femmes dans cette histoire ; nuisances des transports aériens et moyens d’en atténuer les effets ; contrôle de la circulation aérienne civile et tendances actuelles et futures de l’aéronautique. Une visite du Musée de l’Air et de l’Espace fut proposée en fin de cours aux étudiants.

J’ai effectué plusieurs conférences en 2018 à l’UIA 94 sur l’histoire de l’aéronautique. J’ai été à nouveau sollicité pour ce cours à l’UPEC et en a défini la structure. Pour mener à bien le cours, j’ai proposé à Charles Pigaillem d’en partager l’exécution et d’apporter sa grande expérience pédagogique, acquise en de nombreuses années de promotion et d’enseignement de l’aéronautique auprès des jeunes, dans le cadre du Brevet d’Initiation à l’Aéronautique (BIA).

Pour sa part, l’AAMA a directement contribué à la bonne exécution du cours en faisant don à chacun des étudiants d’un exemplaire du DVD L’Aéro-Encyclopédie. C’est l’occasion de rappeler que ce DVD est régulièrement enrichi de nouvelles pages, qu’il en est à sa huitième édition, et qu’il sera bientôt proposé dans la boutique de l’AAMA.

 

Le général Dumas à notre assemblée générale 2011

 

 

Notre président Alain Rolland indique qu’il a assisté aux obsèques du général Antoine Dumas, qui fut directeur du Musée de l’Air de 1990 à 1995. Il fut ensuite membre de notre association.

 

Nous lui rendons hommage sous la plume du général Pascal de Chassey, président de l’AAMA de 1997 à 2006 (publié également dans notre Pégase n°173).

 

Avec le décès du général Antoine Dumas, le 4 juin 2019, nous voyons partir un officier de l’armée de l’Air qui, avec juge-ment, calme et efficacité, ne cessa de tenir des postes clés dans notre aéronautique militaire et à l’occasion civile.

Il lui fut rendu hommage à la cathédrale Saint-Louis de Versailles le 7 juin, au milieu d’une assemblée émue et recueillie. L’AAMA était représentée par son président et nombre d’autres membres de tout âge.

Issu de l’Ecole de l’Air, promotion 1954 « commandant Héliot », le lieutenant Antoine Dumas, breveté pilote de bombardement, participe aux opérations d’Algérie sur B26 Invader à Bône, futur Annaba, dans l’escadron I/91 Gascogne.

A son retour en métropole, il est transformé sur biréacteur, à Cognac en deux ans de Vautour B au 2/92 Aquitaine. Ayant acquis l’expérience nécessaire, il est ensuite affecté en 1962 au Centre d’Expériences Aériennes Militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan, où il développe son expérience sur divers types d’appareils, avant d’être adjoint au « pilote de marque » qui contribue à la mise au point du Mirage IVA, le bombardier nucléaire supersonique. Apprécié, le capitaine Dumas succédera à cet officier de 1965 à 1967.

Le général Dumas à Hickam AFB, Hawaï, en mai 1966 devant le Mirage IV/A n°36. collection José Fernandez/Artipresse

 

Pendant cette période, la Force Aérienne Stratégique Française (FAS), voulue par le général de Gaulle, est progressivement constituée. Sa réalisation sera marquée en premier lieu par la prise d’alerte des Mirage IV à Mont-de-Marsan dès octobre 1964. Sa valeur sera prouvée par la mission Tamouré acheminant deux Mirage IV en Polynésie. L’un démonté, à bord d’un bateau, l’autre en vol de Mont-de-Marsan à Hao, avec escales aux USA et ravitaillements aériens au-dessus des océans. Sur place, l’un des avions procèdera au largage et à l’explosion de sa bombe atomique le 19 juillet 1966. Antoine Dumas, officier de marque, concrétisera alors ses quatre années de travail sur le Mirage IV aux commandes de vol de l’un de ces appareils sur une étape à l’aller comme au retour.

 

 

 

 

La suite de la carrière d’Antoine comporta le commandement d’unités de plus en plus importantes : escadron 3/93 Arbois à Luxeuil ; 91e escadre à Mont-de-Marsan et base aérienne 106 à Mérignac, ce qui le mena au grade de général. Il sera alors commandant en second des FAS, puis commandant du Génie de l’air.

Atteint par la limite d’âge en 1990, le général Dumas reste au contact du monde aéronautique en se portant volontaire auprès du ministre de la Défense comme directeur du Musée de l’Air et de l’Espace. Succédant au général Brossier et précédant le général Siffre à ce poste, de 1990 à 1995, il connut, comme eux, des difficultés et des satisfactions.

Pour les premières, le statut du Musée fut changé à cette époque mais son budget resta loin d’être prioritaire, de plus l’incendie d’un hangar des réserves, à Dugny, mit en cendres des appareils de collection précieux. Par la suite, jusqu’à l’an 2000 environ, le général Dumas garda le contact avec le Musée. Son commandant d’escadron sur Vautour en 1960, le colonel Henri Coisne, devenu civil et mécène, finançait l’emploi d’apprentis dans les ateliers du Musée pour aider la remise en état d’un Vautour B puis d’un B26 Invader (l’AAMA gérant les dons du mécénat). Il avait demandé à Antoine de réunir les anciens de son unité pour suivre l’opération, en souvenir d’années heureuses. On peut prendre cet épisode comme transition entre une carrière réussie et une retraite souriante, partagée entre famille, œuvres et culture.

La maladie du siècle l’emportera des années plus tard.

Antoine Dumas avec Henri Coisne à notre assemblée générale de 2011

A l’inauguration de la salle des huit colonnes en 2013

 

 

Avant de se quitter, quelques membres du Conseil ont été voir le très méconnu hélicoptère Citroën, qui sera la vedette le lendemain pour la Journée européenne de l’hélicoptère.

 

 

L’après-midi, le Bureau retrouva dans la même salle pour continuer le travail, avec comme invité Pierre Leydier, organisateur du stand AAMA, qui a apporté plusieurs propositions pour améliorer notre visuel sur notre point de vente. Et Philippe Vauvillier à présenté quelques autres produits dérivés. Nous serons prêts pour la rentrée où plusieurs évènements nous attendent. Les Journées du Patrimoine, avec les réserves de Dugny ouvertes, comme en 2016, et le Carrefour de l’Air avec le grand meeting des 100 ans du Musée de l’Air.

D’autres tâches sont en cours, mais les vacances sont les bienvenues.

Frédéric Buczko (AAMA)

Remerciement à Jean-François Louis, Dominique Abadie et le général Pascal de Chassey pour leur participation.

Retour vers les actualités de l’AAMA et du Musée.

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